ANDASIBE-MANTADIA
SITUATION GEOGRAPHIQUE
Cette région a deux noms : Andasibe-Mantadia et Périnet. La source de cette dernière appellation vient de l’ingénieur Périnet qui a participé à la construction du chemin de fer reliant Tananarive à la côte Est de l’île. En partant d’Antananarivo, en suivant la Route Nationale 2 en direction de l’Est, après une traversée d’une route passant par la forêt de l’Est, le parc se situe à deux heures de temps, soit à 140 km. En sens inverse, au départ de la côte Est, il est à 220 km. Malgré l’existence de diverses gares et de rails de chemin de fer qui traversent la région, la ligne ferroviaire n’est plus exploitée depuis des années, car le transport routier effectue tout le travail depuis la côte Est. C’est l’un des parcs les plus visités à Madagascar à cause de sa proximité de la capitale mais aussi pour la variété diverse de sa faune et de sa flore rare.
CLIMAT ET RELIEF
L’altitude de la région d’Andasibe varie de 900 à 1250m. Le relief est accidenté, grâce aux nombreux cours d’eau qui y coulent et qui laissent un paysage d’une beauté unique. Le climat est de type tropical humide et pluvieux. Sa pluviométrie est de 1700 mm pour 210 jours. Sa température moyenne est de 18°C. Les mois le plus chaud sont de Novembre à Janvier avec une température de 27°C, il fait très froid entre Juillet et Septembre, la température peut atteindre les 10°C, et il pleut abondamment entre le mois de Janvier et le mois de Mars, avec des crachins brusques et intempestifs. Nous vous conseillons de vous munir de chaussures antidérapantes et de vêtements de pluies pour toute visite.
INTERETS TOURISTIQUES
L’attrait touristique d’Andasibe Périnet demeure dans l’observation des lémuriens et ensuite d’oiseaux. Une simple promenade dans la forêt pour le contact avec la nature nous remplit d’aise, mais la rencontre avec ses animaux qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs l’est encore davantage. Le parc regroupe deux réserves distinctes qu’on peut visiter le jour et la nuit : la réserve de Mantadia sur une superficie de 15500 ha et celle d’Analamazaotra pour 810 ha.
La réserve de Mantadia Il s’agit d’une forêt primaire à peine touchée, comportant quelque 10 000 ha qui sont presque intactes, et comportant à peine des sentiers quasiment tracés. Les visiteurs doivent être accompagnés de guide pour l’explorer ; mais c’est pour ainsi dire une mine d’or, permettant de rencontrer des espèces animales rarement vues, des mammifères, des reptiles et des oiseaux.
La forêt est divisée en deux par la route : à droite se trouvent les lémuriens à queue touffue noire et rouge (difficiles d’approche) et à droite, avec un peu de chance, on peut voir les sifaka au diadème doré ou simpona, et presque certainement quelques indri (qui ont une couleur bien plus sombre que ceux d’Analamazaotra). Aussi bien les uns que les autres sont beaucoup plus à l’aise au fur et à mesure qu’ils s’habituent aux humains.Cette section de Mantadia comporte de bonnes pistes, même si elles sont abruptes offrant une vision admirable de l’ensemble de la forêt et des points de vue intéressants d’observation des oiseaux, dont certains comme les fouisseurs à écaille, les fouisseurs à pitta et le coua à gorge rouge. Il s’agit d’un endroit merveilleux, mais vous devez être en excellente forme.
Il existe trois zones de pistes importantes : La meilleure, de 14 km, est la plus propice aux observations, mais il en existe une de deux heures qui amènent à une chute d’eau, à une cascade et à un lac sacré. La réserve de Mantadia renferme également plusieurs espèces d’ orchidées, des chutes d’ eaux où se pratiquent des rites culturels par la population riveraine et une piscine naturelle.
La réserve d’Analamazaotra La réserve d’ Analamazaotra est réputé pour ses lémuriens « indri indri » qu’elle protège en majeure partie :c’est le plus grand lémurien de l’île au cri puissant qui anime la forêt. A une hauteur d’environ un mètre, avec une queue à peine visible, des marques noires et rouges et un visage semblable à celle d’un ourson surpris, l’indri indri ressemble davantage à un panda un peu mal formé plutôt qu’à un indri. Les longues pattes postérieures sont très puissantes et un indri peut effectuer un saut de 10 m, exécuter un demi-tour en l’air et se retourner en plein air pour observer de loin ses ennemis. Et vous serez un envahisseur : presque tout le monde peut voir des indris à Périnet et la plupart les entendent. Car c’est la voix qui rend cet animal extrêmement spécial. La plupart des autres lémuriens se font entendre à l’aide de grognements et de cris, mais l’indri chante. C’est un cri horrible à mi-chemin entre le chant d’une baleine et celle d’une sirène de police à mesure que les indris se lancent des appels à plus de trois kilomètres de distance. Ils sont plutôt ponctuels dans leurs chants : Si vous êtes dans la réserve entre une heure et deux heures après le point du jour ou peu de temps après le crépuscule, vous aurez des chances de les entendre chanter. Ils se mettent aussi à chanter aux environs de leur sieste avant de s’endormir au sommet des arbres. Ce cri est interprété comme étant : le cri indiquant sa présence à proximité , d’avertissement aux dangers (présence de carnivore ou de rapace ), ou encore le cri de la période des amours. Notons que ce lémurien ne peut pas survivre en captivité. Les indri sont monogames, vivant en petits groupes familiaux d’environ cinq animaux, et donnant naissance en Juin. Les naissances ont lieu en Juin, tous les deux ans. En Malagasy, les indri sont appelés « babakoto » dont le sens est « père de Koto » ; il est interdit de tuer un indri, car d’après la légende, un garçon appelé Koto est allé en forêt cueillir du miel sauvage , mais qu’il fut gravement piqué par des abeilles. Ayant perdu son équilibre, il fut rattrapé par un indri qui l’a rapporté sur son dos chez lui.
FAUNE ET FLORE
Dans son ensemble, il existe neuf espèces de lémuriens à Périnet (y compris les aye aye), mais vous ne les verrez pas tous. On peut rencontrer des groupes de lémuriens gris, diurnes qui dorment près du pont en béton, près du Lac Vert et des lémuriens bruns ou parfois un avahi endormi (lémurien laineux) dans la fourche d’un arbre. Il est parfois bon de partir à la chasse aux lémuriens nocturnes (les guides sont experts dans ce domaine) et de chercher des lémuriens souris ainsi que le petit lémurien souris ou le petit lémurien nain qui hiberne pendant la saison froide. Les lémuriens ne forment que quelques unes des créatures que l’on peut trouver dans la forêt de Périnet.
On y trouve aussi des tenrecs, des insectes variés et divers, plusieurs espèces de grenouilles, caméléons, des porcs et pic ainsi que des araignées et des reptiles. Par malheur, ces derniers se font de plus en plus rares, étant donné le trafic illégal de reptiles. Cependant, les boas arboricoles sont encore communs et restent placides. Ce parc est encore un endroit idéal pour observer les oiseaux surtout très tôt le matin. Certains dignes d’intérêt comprennent le vasity, le coua et le vanga des roseaux.
Un aspect désagréable de Périnet, surtout si vous avez passé dans la végétation et s’il a plu récemment vient des sangsues. Veuillez enfoncer vos bottes dans votre pantalon et utiliser des insecticides. Si malgré tout, une sangsue a pu se faufiler dans vos défenses, un peu de sel lui fera lâcher prise. Les randonnées nous emmènent plus loin, dans un sentier balisé et sécurisé bordant divers cours d’eau et plusieurs petites cascades, découvrir la flore unique de la réserve.
La flore se caractérise par une végétation luxuriante de forêt tropicale, et de nombreuses espèces de fougères arborescentes, d’orchidées épiphytes, de lianes sacrées, et de palmiers nains, une centaine d’arbres numérotés qui peuvent atteindre une hauteur de 30m, des plantes médicinales. Un parc à orchidée y est aménagé et ces fleurs sont surtout en fleur en Octobre et en Novembre.
Le Parc dispose également d’un Centre d’Interprétation, ainsi que d’endroits aménagés en sites de pique-nique ou aires de camping.
ETHNIE
Cette région regroupe 18 ethnies dont les Betsimisaraka, Bezanozano et Merina. Ce sont surtout des paysans qui pratiquent la culture sur brûlis et la base essentielle de leurs ressources est l’exploitation forestière et minière.
HEBERGEMENT
Plusieurs hôtels de toute catégorie vous offrent leur hospitalité à moins que vous retournerez le soir même sur Tananarive.
Le parc national d’Andasibe-Mantadia ou Périnet
Le parc national d’Andringitra
Le parc national d’Ankarafantsika
Le parc national d’Ankarana
Le parc national d’ Isalo dans le Sud de Madagascar
Le parc national de Masoala à l’ Est de Madagascar
Le parc national de la Montagne d’Ambre dans le Nord de Madagascar
le parc national de Tsimanampetsotsa dans le Sud Ouest de Madagascar
Le parc national de Tsingy de Bemaraha à Madagascar